Glasramen van Michel Martens in de Sint-Michielskerk te Gent

Le 29 novembre 2025 a eu lieu la première activité publique d’Ars Lucis : une « promenade du vitrail » à Gand, au cours de laquelle nous avons pu admirer quelques joyaux méconnus de l’art du vitrail. L’intérêt fut considérable, puisque les 30 places disponibles ont été rapidement prises.

Nous avons entamé la promenade à l’église Saint-Michel, où, depuis septembre 2025, une partie des découvertes archéologiques en verre provenant de l’ancien couvent dominicain adjacent est exposée. Environ 4 500 fragments de verre (datant des XIVᵉ, XVᵉ et XVIᵉ siècles) ont été mis au jour en 1982 lors de travaux de rénovation du cloître et proviennent très vraisemblablement de l’église conventuelle. Les images figurant sur ces fragments sont extrêmement variées et présentent, outre des éléments héraldiques, de nombreuses et splendides drôleries. À la suite des explications concernant la découverte et la signification de ces fragments de verre, nous nous sommes penchés sur l’église Saint-Michel elle-même, qui possède en effet des vitraux intéressants des XIXᵉ et XXᵉ siècles. Une présentation de ceux-ci s’imposait donc. La confrontation entre les vitraux du XIXᵉ siècle de style « archéologique » (p. ex. A. Verhaegen) et ceux de style « esthético-académique » (J.-B. Capronnier) a particulièrement suscité l’intérêt. Par ailleurs, les vitraux de Michel Martens, avec leur utilisation précoce du verre miroir dans le vitrail, se sont révélés être une véritable découverte pour les participants.

Nous avons ensuite visité la cathédrale Saint-Bavon, où nous nous sommes d’abord attardés sur une série de panneaux héraldiques du XVIᵉ siècle. Il s’agit des seuls vitraux subsistants de cette période dans la cathédrale. Non seulement l’histoire de leur création, mais surtout les détails de leur récente conservation et restauration ont retenu une attention particulière. Les vitraux du XIXᵉ siècle et l’évolution de leur style ont ensuite été abordés. Le XXᵉ siècle n’a pas été oublié non plus, avec les créations de Michel Martens et d’Herman Blondeel. Chacun à leur manière, ces grands maîtres ont démontré que l’art séculaire du vitrail reste plus vivant que jamais.

Nous avons clôturé notre promenade par une reception chaleureuse et convivale, offerte par le diocèse de Gand, en présence de l’évêque Lode Van Hecke et du chanoine Ludo Collin. Cerise sur le gâteau, nous avons pu admirer à cette occasion un superbe *vidimus* (dessin à l’échelle d’un vitrail) provenant de l’atelier Casier.

En résumé, en peu de temps, nous avons pu apprécier de nombreux trésors exceptionnels de l’art du vitrail, et l’enthousiasme des participants parlait de lui-même!